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Pourquoi jouer à la roulette russe en SST?

Published at 15 août 2014 Par admin - 0 commentaire(s)

La plupart des entreprises réussissent à se retrousser les manches après une tragédie et relancent leur entreprise sur des bases solides en matière de santé et sécurité, tandis que d’autres rencontrent beaucoup de difficultés.

On a vu dernièrement dans les médias que la CSST se montrait de plus en plus sévère à l’endroit des dirigeants fautifs en matière de SST.

Pour ma part, en tant que professionnel en SST et je suis sûr vous allez être d’accord avec moi, je ne peux qu’être en accord avec les blâmes à l’endroit de dirigeants pour la négligence et le laxisme dont certaines entreprises font preuve.

Trop souvent, les manquements perdurent pendant de nombreuses années. La seule raison pourquoi la CSST l’apprend c’est lorsque qu’il y a blessure grave ou une mortalité. Pourquoi ces entreprises et ces travailleurs continuent-ils de jouer à la roulette russe avec la santé et sécurité en commençant chaque quart de travail?

Pourquoi certaines entreprises n’apprennent-elles pas de leurs erreurs passées et des nombreux incidents survenus en cours de route?

On se dit, comme il n’y avait pas de blessés lors des incidents précédents et que la CSST n’en savait donc rien, on va mettre une autre balle dans le baril du pistolet et attendre au prochain incident en espérant que ça ne sera pas plus grave.  Malheureusement, le prochain pourrait causer de graves blessures et même des morts.

Certaines ne veulent pas se taper la bureaucratie des rapports à compléter, d’autres ne veulent pas faire face à la résistance aux changements habituellement associée à la mise en place de nouvelles procédures pour l’exécution du travail et d’autres ne veulent pas investir pour améliorer les conditions de travail ou donner la formation nécessaire au personnel.  Ils préfèreront se croiser les doigts et espérer que rien n’arrive.

Pourtant, il y a encore trop d’accidents de travail mortels au Québec, au Canada et sur l’ensemble de la planète. Peu importe les raisons, des travailleurs ne devraient jamais mourir en travaillant.

Comme le dit le dicton en SST : « On ne devrait pas perdre sa vie à la gagner ».

Nous ne sommes pas au tiers-monde, nous avons des ressources en SST à portée de la main pour établir des procédures, des directives, des plans de mesures d’urgence, des méthodes d’enquête, etc.

Combien vaut la vie d’un travailleur?

Et vous? À quand remonte la dernière fois où une « balle » a été ajoutée dans le barillet de votre potentiel d’accidents?

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